L’historique

Dès 1164, existait à Millau un établissement dénommé « Hôpital Mage ». Il aurait été fondé au XIème siècle. Les rois d’Aragon, comtes de Millau, y faisaient chaque année une donation en blé.

En 1178, une Maladrerie dédiée à Saint-Thomas, située près de la rive méridionale du Tarn, fut annexée à cet hôpital.

A la fin du XIIIème siècle furent réunis à leur tour les biens d’une confrérie Saint-Jacques, chargée de l’accueil des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Des lettres patentes de Louis XI, en juillet 1472, confirmèrent les Consuls dans leur rôle de patrons et d’administrateurs des biens de l’hôpital.

Un édit d’avril 1561 maintint leurs privilèges et fit réunir à l’hôpital les revenus des charités et des petits établissements d’assistance de la ville.

En 1683, l’hôpital fut réuni à l’ordre de Saint Lazare. Affranchi de cette sujétion en 1696, il devint en 1725 l’hôpital général, avec la réunion des hôpitaux voisins de Compeyre et de Creissels. Son administration fut renforcée, avec un Bureau de 14 personnes composé notamment de l’évêque de Rodez, du Bailli Juge et des 4 Consuls. Pour accomplir sa mission de « renfermement » des pauvres et des marginaux, le Roi lui accorda des subsides, mais l’hôpital poursuivit une politique d’accueil et de refuge pour les plus défavorisés de la société, au-delà de la volonté répressive de la monarchie.

Après la révolution, l’établissement changea de nom et de destination, devenant « l’Hospice Civil et National », ouvert aux habitants de Millau et non aux « étrangers ». En Brumaire an IV, une Commission Administrative nommée par la municipalité remplaça l’ancien bureau. La nation s’empara des biens et des revenus, mais les riches archives conservées jusqu’à nos jours traversèrent sans souffrir cette période.

Sous la restauration (1815-1830), l’hôtel Dieu, un nouveau bâtiment plus spacieux et plus aéré fut édifié à l’emplacement de l’ancien hôpital général. Il fonctionnera comme l’hôpital jusqu’à son transfert, en 1960, à Sainte-Anne, dans un ancien hôtel de la Compagnie du Midi, près de la gare.

Mais l’activité et le développement nécessaire du plateau technique conduisent à entreprendre, en février 1985, la construction de l’hôpital actuel, sur le site du Puits de Calès, qui fut inauguré le 14 avril 1987 par François Mitterrand.

En 1997, une partie de l’ancien hôpital Sainte-Anne est réhabilité et une construction nouvelle est réalisée.

De 2000 à 2008, le Centre hospitalier de Millau est fusionné avec celui de Saint-Affrique pour donner naissance au CHIC Sud-Aveyron. Cette entité disparaît néanmoins dès le 1er janvier 2008, chacun des deux établissements reprenant leur autonomie.

En 2008 et 2009, le plateau technique du Centre hospitalier de Millau s’enrichit d’un scanner et d’une IRM. Des travaux sont également engagés pour agrandir le service des urgences qui ne disposait pas de salle d’attente.

En septembre 2009, le Centre hospitalier de Millau rachète la clinique chirurgicale Saint-Côme. L’ensemble du personnel est intégré à l’hôpital et le site conserve une activité chirurgicale et de soins de suite et de réadaptation.

En 2011, une Convention hospitalière de territoire entre en vigueur et lie le Centre hospitalier de Millau et l’Hôpital local Maurice Fenaille (Séverac-le-Château) notamment à travers une direction commune.

Depuis la mi-mai 2012, le Centre de Santé Mentale a ouvert ses portes.

Depuis le 1er juillet 2012, l’établissement est dirigé par le Directeur Général du CHRU de Montpellier dans le cadre d’une direction commune. Cette convention permet d’accélérer les coopérations médicales entre les deux établissements (temps médical partagé, consultations avancées…).

Le Centre hospitalier connaît depuis 4 ans une forte croissance d’activité et consolide ainsi sa position dans le Sud-Aveyron.